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Bourse : pourquoi investir en actions à long terme

Investir en actions est risqué, mais c’est un des placements les plus rentables sur longue période. Faire l’impasse sur la Bourse coûte cher à l’investisseur, sur la durée. Et le plus malchanceux des investisseurs peut espérer gommer ses pertes en quelques années.


La Bourse n’est pas sans risque.

En effet, investir en actions implique d’accepter une certaine volatilité de son placement, ainsi que l’alternance de mouvements porteurs et de périodes de “vaches maigres”. Pour autant, ce placement reste parmi les plus rémunérateurs sur longue durée. Et même si on investit en actions avec un très mauvais timing (au plus haut), le plus mauvais ou malchanceux des investisseurs peut espérer retrouver sa mise initiale en l’espace de quelques années. Tour d’horizon.


Pour ce qui est de la Bourse de Paris

Depuis que le CAC 40 a été créé en 1988, une durée de détention de près de 7 ans au plus a permis au plus malchanceux des investisseurs (celui qui a placé son épargne en actions quand les cours inscrivaient un plus haut majeur) d’effacer ses pertes, fait valoir Sandy Campart, enseignant chercheur à l'IUP Banque Finance Assurance - IAE Caen et auteur de Et si on osait investir en Bourse ?, interrogé par Capital. En effet, sur le CAC 40, si on intègre les dividendes nets perçus, un investisseur en actions ayant investi lors du pic majeur du 30 juin 2000 aurait gommé ses pertes 6 ans et 9 mois plus tard, au 30 mars 2007. De même, un investisseur ayant investi lors du pic du 29 juin 2007 aurait retrouvé sa mise initiale au 31 mars 2014, soit 6 ans et 9 mois plus tard également, calcule l’expert.


Acheter des actions
La Bourse rapporte beaucoup sur longue période
Investir en Bourse tient la comparaison, face à des placements alternatifs comme l’immobilier locatif (où la durée de détention moyenne est de 7 ans) ou un contrat d’assurance-vie (qui est assorti d’exonérations à partir de 8 ans). Si on intègre les dividendes nets (réinvestis), le CAC 40 a alterné ces dernières décennies les phases porteuses et des temps moins favorables. Il a rapporté “96% entre 2015 et cette année (données arrêtées au 22 mai 2023), après une progression de 7% entre 2007 et 2015 et de 57% entre 1999 et 2007”, rapporte Sandy Campart. Au final, en 24 ans, la rentabilité annuelle moyenne (toujours dividendes réinvestis) a été de 5,1% sur le CAC 40. Et celle du marché actions mondial a même été de 5,4%, soit près de 2 points de pourcentage de plus que l’inflation annuelle moyenne (3,2% par an, sur la période).

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Source : www.capital.fr