Le PTZ, comment ça marche ?

Que tous ceux qui envisagent d’acheter un bien immobilier se rassurent : le Prêt à Taux Zéro ou PTZ, sera maintenu jusqu’en fin d’année 2023. C’est ce qu’a récemment annoncé Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, alors même que le PTZ devait disparaître en 2022. À l’heure où les crédits immobiliers n’ont jamais été aussi peu coûteux, demander un PTZ vaut-il encore le coup ? Quelles sont les économies que peuvent espérer les nouveaux emprunteurs grâce à ce financement ? Le point en chiffres.

Le PTZ, comment ça marche ?
Le prêt à taux zéro, aussi connu sous son diminutif « PTZ », est un financement complémentaire à un crédit immobilier pour lequel l’emprunteur n’a pas à régler d’intérêts. Il est adossé obligatoirement à un autre emprunt bancaire classique et fait l’objet d’un différé de remboursement allant de 5 à 15 ans. Autrement dit, pendant X années, l’emprunteur rembourse uniquement son crédit immobilier classique avant d’entamer le remboursement de son PTZ. Il est important de noter que le prêt à taux zéro est conditionné au respect d’un plafond de revenus. Par exemple, le revenu fiscal de référence d’un couple qui achète en zone B2 ne doit pas dépasser 37 800 € en 2021.

Par ailleurs, le montant du PTZ dépend de plusieurs critères, à commencer par la zone géographique où se situe le bien. En zone A et B1, les secteurs les plus tendus, jusqu’à 40 % d’un projet immobilier neuf peut être financé grâce au PTZ, sous réserve de ne pas dépasser un montant maximum selon la composition du foyer. Dans les zones B2 et C, cette proportion est ramenée à 20 %, à l’exception des projets de rénovation pour lesquels le pourcentage de financement par PTZ est de 40 %.

Souscrire un PTZ, combien ça rapporte ?
Cela n’a échappé à personne : les taux des prêts immobiliers sont au plus bas : 0,99 % sur 20 ans en moyenne selon l’observatoire Crédit Logement-CSA. La différence entre PTZ et prêt bancaire n’est donc pas colossale… Et pourtant, le prêt à taux zéro permet encore de faire de très belles économies.

Le courtier en ligne Vousfinancer délivre un exemple parlant. Il concerne les ménages les plus modestes qui peuvent prétendre à un différé de remboursement de 15 ans. Sur un projet d’achat à 200 000 €, ils peuvent bénéficier d’un PTZ de 40 000 €. Les 160 000 € restants sont financés avec un emprunt bancaire à 1,40 % sur 25 ans. S’ils avaient emprunté la totalité de la somme au même taux, soit 200 000 €, ils auraient payé plus de 11 000 € d’intérêts supplémentaires à leur banque.

Mais l’intérêt du PTZ ne se limite pas aux ménages les plus modestes. Voici une simulation pour un PTZ accordé avec un différé de remboursement de 5 ans, pour un montant de 50 000 € sur un projet global de 250 000 €. Le crédit immobilier permet de financer la différence, soit 200 000 €, sur 20 ans avec un taux de 1 %. Avec les mêmes conditions, un crédit bancaire global de 250 000 € aurait coûté environ 10 800 € de plus à l’emprunteur. Encore une fois, les économies possibles sont au rendez-vous.

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