Condamnation d'un agent immobilier après avoir surestimé un bien

L'homme avait surévalué le montant du bien que ses clients voulaient vendre, alors qu'ils en avaient acheté un nouveau avec lui également.
Il a sans doute eu les yeux plus gros que le ventre. Comme le rapporte Le Figaro, un agent immobilier a écopé d'une amende de 30.000 euros pour avoir surestimé le prix d'un bien qu'il devait vendre pour ses clients. Le bien en cause avait été estimé par l'agent à 400.000 euros alors qu'au final, les clients n'ont pu le vendre que 242.000 euros, soit quasiment deux fois moins, deux ans plus tard.

Sauf que, dans le même temps​, l'agent immobilier avait vendu aux mêmes clients​ un nouveau bien pour la somme de 309.000 euros. Il avait tout intérêt ainsi à surévaluer le prix du bien mis en vente, note l'avocat Me Gabriel Neu-janicki cité par Le Figaro. Il ajoute : "L'agent immobilier a manqué, tant à son devoir de loyauté, qu'à son obligation d'information et de conseil en évaluant le bien en cause…"

"Préjudice moral"
Pour financer leur nouveau bien, les vendeurs/acquéreurs avaient en effet dû contracter un prêt relais. Ils ont finalement perdu beaucoup dans ce dossier. Pour la justice, le professionnel de l'immobilier a gonflé les prix volontairement afin qu'ils achètent plus rapidement son autre bien à vendre. Cela lui permettait ainsi de toucher sa commission.

Un préjudice important pour le tribunal, qui a demandé à indemniser les clients à hauteur de plus de 33.000 euros : 22.000 euros pour "la perte de chance d'acquérir un bien immobilier à de meilleures conditions", ainsi que plus de 5.600 euros d'intérêts, un peu moins de 1.000 euros d'assurance et enfin 5.000 euros pour "préjudice moral". Dans un premier jugement contradictoire datant du 4 avril 2019, la société de l'agent immobilier avait été condamnée à payer plus de 82.600 euros aux deux clients.

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Source : www.capital.fr
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