Immobilier : Brest, nouvelle vedette de la côte ouest

Immobilier : Brest, nouvelle vedette de la côte ouestAvec ses rendements locatifs intéressants, la deuxième ville de Bretagne a de quoi attirer les investisseurs. D’autant qu’ils peuvent désormais profiter ici de coups de pouce fiscaux, et bientôt d’une subvention à la rénovation.«  L’attractivité se lit dans l’évolution des prix. Ils sont encore doux, avec un mètre carré estimé par MeilleursAgents à 1 827 euros en moyenne dans l’ancien pour un appartement, mais ont fortement progressé – la hausse atteint 32,2 % en cinq ans » (Le port militaire de Brest au crépuscule). Yvon-Lemanour / PhotononstopBrest, une ville qui gagne à être connue… des investisseurs immobiliers, d’après le notaire breton Alexandre Lalande : « Alors qu’auparavant seuls les locaux investissaient ici, beaucoup d’acheteurs d’autres régions nous sollicitent désormais », explique-t-il.Des acquéreurs notamment alléchés par les rentabilités locatives : « Dans le centre-ville, sur la place de Strasbourg ou dans le quartier Saint-Marc, des rendements supérieurs à 7 % sont possibles dans l’ancien », détaille Marc Gonzalez, président d’Orpi Finistère. Précisant que, « même en périphérie, louer une maison peut rapporter jusqu’à 5,5 % par an ».Infographie Le MondeLe poids important des locataires – ils occupent 55 % des résidences principales selon MeilleursAgents – n’y est pas pour rien, lui-même porté par la taille de la population étudiante (ils sont plus de 29 000, selon l’Agence d’urbanisme Brest Bretagne), les nombreux militaires de l’arsenal, qui travaillent sur les navires, et toutes ces familles simplement séduites par la commune.« Environ huit cents nouveaux ménages s’installent à Brest chaque année depuis six ans, et le taux de vacance des logements en location, 6,3 %, n’a cessé de baisser », observe Emmanuelle Buord, de la direction de l’habitat de Brest Métropole.Des subventions pour rénoverDe quoi tendre le marché local… L’attractivité se lit d’ailleurs dans l’évolution des prix. Ils sont encore doux, avec un mètre carré estimé par MeilleursAgents à 1 827 euros en moyenne dans l’ancien pour un appartement, mais ont fortement progressé – la hausse atteint 32,2 % en cinq ans.Les collectivités locales font en outre beaucoup d’efforts pour attirer les investisseurs dans l’ancien. Si Brest, reconstruite après la seconde guerre mondiale, souffre d’un parc immobilier pour une large partie en mauvais état, avec une isolation phonique et thermique déplorable, une convention d’opération de revitalisation du territoire (ORT), signée par le préfet du Finistère et active depuis avril, la rend par exemple éligible au dispositif d’investissement locatif Denormandie.Ce qui permet aux acheteurs prêts à financer d’importants travaux dans le logement de profiter d’une réduction d’impôt (12 % à 21 % du coût total de l’opération, selon la durée de location du bien), à condition de respecter certains plafonds de loyers et de choisir des locataires ne dépassant pas les niveaux de revenus fixés.Article réservé à nos abonnés Lire aussi Faut-il investir dans une ville moyenne ?Et toujours pour inciter les investisseurs à faire des travaux, Brest Métropole entend leur verser, à partir de 2021, une subvention spécifique en cas de « rénovation acoustique des immeubles d’après-guerre », indique Mme Buord. Ces deux dispositifs, cumulables, trouveront-ils leur public ? Possible, estime M. Lalande, notamment chez les jeunes Finistériens, qui ont, selon lui, un attrait pour la rénovation.« J’ai de plus en plus de clients de moins de 30 ans, qui investissent dans des T4 ou des T5, dans le quartier de Bellevue, où les prix ne dépassent pas les 700 ou les 1 000 euros le mètre carré pour des biens très abîmés », témoigne-t-il. « Leur objectif est de convertir de vieux logements en lieux de “coliving” avec chambres, espaces partagés et salles de coworking, et d’y faire de la colocation meublée pour étudiants. » Mais attention à veiller, avant l’achat, à ce que le règlement de copropriété le permette, alerte-t-il.5 % à 6 % dans le neufDans l’immobilier neuf, les acquéreurs brestois peuvent de nouveau, depuis avril, bénéficier du dispositif d’investissement locatif « Pinel breton ». Cette déclinaison régionale expérimentale de l’incitation fiscale nationale Pinel séduit malgré la crise actuelle. Selon la Fédération des promoteurs immobiliers région Bretagne, cent soixante-dix appartements neufs ont trouvé preneur au premier semestre 2020, 49 % de plus qu’au premier semestre 2019.Lire aussi Pourquoi Nancy allèche les investisseurs immobiliers« Nous n’avons pas arrêté les réservations durant le confinement », dit Marc Noury, directeur général du logement Bretagne chez le promoteur Lamotte, soulignant que « 70 % des achats dans le neuf à Brest se font à titre d’investissement ».Des T1 et des T2, dont les prix avoisinent, selon les quartiers, 3 000 à 3 200 euros le mètre carré, parking compris, avec des perspectives de rendement intéressantes, 5 % à 6 %, avantage Pinel non compris : Brest confirme son statut d’étoile montante de l’immobilier sur la côte ouest.

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Source : www.lemonde.fr
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