Petit manuel de survie dans la jungle des placements verts - La Libre

Petit manuel de survie dans la jungle des placements vertsPlacements & MarchésLa Libre Eco avec AFPPublié le 01-10-20 à 08h59 - Mis à jour le 01-10-20 à 08h59La finance verte n'en finit plus de déployer ses branches, mais pour le particulier soucieux de voir ses économies servir à protéger l'environnement, le paysage peut rapidement se transformer en jungle.© Shutterstock1L'arbre du placement vert, consacré à l'environnement, le plus connu et le plus recherché, cache en fait la forêt d'un ensemble plus vaste d'investissements dits "responsables".Fin 2019, l'encours des investissements responsables s'est établi à 1.861 milliards d'euros en France, d'après les dernières données compilées par l'Association française de la gestion financière (AFG) qui évalue la part des particuliers à environ un quart de ce montant.Pour un néophyte, le premier écueil est celui du vocabulaire, car la sphère verte a des concepts qui lui sont propres et qui s'ajoutent à ceux souvent déjà complexes de la finance classique.Les deux appellations clés en matière de finance verte sont l'ISR (Investissement socialement responsable) et les critères ESG (Environnementaux, sociaux et de gouvernance).Les investissements prennent le qualificatif d'ISR lorsqu'en plus de la gestion classique ils intègrent des critères ESG pour concilier performance financière et développement durable. Alors qu'investir dans l'économie verte pouvait être au début moins rentable qu'un placement classique, ce n'est généralement plus le cas aujourd'hui.Une fois la terminologie maîtrisée, reste encore à définir une approche, qui correspondra à l'éthique de chacun.Exclure ou récompenser?C'est pourquoi l'univers des produits verts se divise en cinq grandes approches: l'exclusion (des entreprises aux activités polluantes par exemple), la sélection des meilleurs en termes d'ESG, soit dans chaque secteur, soit tous domaines confondus, l'approche thématique (fonds dédié à l'eau...) et l'investissement à "impact positif", qui améliore concrètement une situation.Choisir les plus méritants d'un secteur représente une voie souvent choisie en France. En conséquence, un particulier peut être surpris d'y trouver une compagnie pétrolière.Reste encore à concrétiser son investissement. Pour s'aider, l'épargnant peut se raccrocher aux branches des labels, même si elles sont encore clairsemées.Les pouvoirs publics français en ont lancé deux en 2016: l'ISR attribué aux fonds investissant dans des entreprises aux pratiques responsables en matière d'ESG, et le Greenfin (centré sur l'économie verte, il exclut le nucléaire et les énergies fossiles).Fin août 2020, il existait 508 fonds labellisés ISR, selon le site qui leur est dédié, tandis que le ministère de la Transition écologique faisait état de 50 fonds estampillés Greenfin dans une publication datée de fin septembre 2020.Mais, il ne faut pas non plus oublier qu'un placement vert reste un placement tout court, avec ses règles de base, plus générales. A savoir, "quel est le projet, pour quel horizon de placement, quel est le degré de risque et connaître la disponibilité de l'épargne ou non", détaille auprès de l'AFP Florence Corne, adjointe à la direction des relations avec les épargnants de l'AMF.Surtout, insiste-t-elle, il ne faut jamais oublier qu'il n'y a "pas de rendement élevé sans risque élevé". Car les promesses de performances mirobolantes cachent souvent des arnaques.

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Source : www.lalibre.be
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