Après 4 mois de hausse, les taux de crédit immobilier repartent à la baisse

Après 4 mois de hausse, les taux de crédit immobilier repartent à la baissePour soutenir la forte demande, les banques ont révisé à la baisse leurs barèmes en juillet. Mais elles n’en restent pas moins sélectives.Le taux moyen des crédits immobiliers a baissé en juillet, alors qu’il tendait à augmenter depuis le début de la crise, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Le mois dernier, les taux des crédits immobiliers accordés par le secteur concurrentiel se sont en moyenne établis à 1,25% (1,03% sur 15 ans, 1,21% sur 20 ans et 1,47% sur 25 ans) contre 1,29% en juin (1,09% sur 15 ans, 1,27% sur 20 ans et 1,52% sur 25 ans). Un repli qui «a concerné toutes les catégories d’emprunteurs, même les plus modestes, quelle que soit la durée des crédits», souligne l’Observatoire.Plus globalement, c’est une pause dans la tendance à la hausse des taux des crédits immobiliers depuis le début de la crise du virus au printemps. Entre février et juin, les taux sont passés, en moyenne, de 1,13% à 1,29%, toutes durées confondues. En effet, les banques ont d’abord «augmenté les taux des nouveaux crédits accordés afin de limiter les conséquences de la crise sur leurs équilibres financiers», explique l’observatoire. Mais, ces dernières semaines, elles ont «révisé à la baisse leurs barèmes (...) afin de soutenir la demande de crédits immobiliers».Même si les taux se replient et restent ainsi proches de leurs plus bas niveaux historiques, cela ne signifie pas pour autant que les banques allègent tous leurs critères pour octroyer des prêts immobiliers. Ainsi, la durée moyenne des prêts octroyés a fortement baissé en juillet pour s’établir à 224 mois - un peu moins de 19 ans -, soit six mois de moins qu’en juin. «Le déplacement de la production vers des prêts de plus courte durée répond à la transformation des clientèles», commente l’observatoire.Depuis le début d’année, les banques ont en effet tendance à réduire la part des emprunteurs immobiliers les plus jeunes et les moins fortunés, soit ceux qui tendent à emprunter sur les plus longues durées. La conséquence de la crise mais aussi de recommandations formulées fin 2019 par les autorités financières pour restreindre légèrement les critères d’emprunt.Un durcissement des conditions de prêt qui va impacter le nombre de transactions. «Le boom des transactions que nous avons observé lors du déconfinement, ne permettra pas de rattraper les deux mois et demi d’arrêt, affirme Maël Bernier, de Meilleurtaux. com. Les prévisions qui tablent sur une baisse de 25% des transactions par rapport à 2020 (soit environ 800.000 ventes), sont crédibles. Mais n’oublions pas que 800.000 ventes dans l’ancien reste un excellent chiffre. Lors de la dernière crise financière, les transactions n’avaient pas dépassé 580.000.»

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