Immobilier, rente, assurance vie... Comment obtenir des revenus à partir de votre patrimoine

Lorsque l’on dispose de solides capitaux mais de revenus modestes, il peut être utile d’organiser son patrimoine de manière à en retirer régulièrement de l’argent… et ainsi mettre du beurre dans les épinards. Mode d’emploi.La souplesse des rachats partiels programmés dans une assurance vieLes détenteurs d’un contrat d’assurance vie peuvent récupérer leur épargne quand bon leur semble, même si l’enveloppe atteint son apogée fiscale huit années après la souscription. En pratique, le code des assurances prévoit un délai maximum de deux mois pour la mise à disponibilité des fonds une fois la demande reçue, mais certaines compagnies peuvent s’engager sur des délais inférieurs.Si vous avez identifié un besoin de revenus récurrent, il sera plus confortable de recourir à des rachats partiels programmés. Cette option, très fréquente dans les contrats modernes, permet d’automatiser des retraits du montant de son choix selon la périodicité de son choix (900 euros tous les trimestres, par exemple).Rappelons que passé huit ans, les sommes retirées d’une assurance vie bénéficient d’un abattement annuel sur les gains de 4.600 euros pour un célibataire et de 9.200 euros pour un couple. Ces plafonds ne s’appliquant qu’aux plus-values des unités de compte (les fonds non garantis) et aux intérêts du fonds en euros, vous pouvez retirer des sommes bien plus conséquentes chaque année puisque chaque rachat comporte une partie de capital non taxé.Avec ce mécanisme, le reste du capital continue d’être investi et de rapporter. Il pourra également être versé aux bénéficiaires désignés en cas de décès avant l’utilisation de l’intégralité de l’épargne.La récurrence des revenus fonciersQui dit revenus réguliers dit investissement locatif ! A juste titre car l’immobilier est un excellent rempart contre l’inflation, les loyers étant indexés sur l’indice des prix, via l’IRL (indice de référence des loyers). Principaux bémols: le ticket d’entrée élevé et les risques liés à la gestion locative (vacance, non-paiement des loyers…).L’achat de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) peut être une alternative intéressante. Ces produits permettent d’investir dans des marchés difficiles d’accès pour les particuliers (bureaux, commerces, hôtels, cliniques…) et ce avec un capital minime, à partir de quelques milliers d’euros seulement. Ils présentent en outre l’avantage d’être diversifiés, chaque SCPI étant propriétaire de plusieurs biens, et de vous décharger de tous les tracas de la gestion locative.Quant au rendement, il s’est élevé à 4,40 % en moyenne l’an dernier. Le dividende est généralement versé trimestriellement mais quelques sociétés réalisent des versements mensuels pour répondre aux attentes de leurs clients. Enfin, les parts de SCPI peuvent se transmettre aux héritiers et même se démembrer pour anticiper sa succession tout en conservant l’usufruit (les loyers).La garantie de la rente viagèreLe principe d’une rente ? Céder son capital pour obtenir en contrepartie le versement régulier et à vie d’une somme d’argent (qu’on appelle arrérage). Ce montant est calculé en fonction de la somme initiale et de l’espérance de vie.Revers de la médaille, en cas de décès prématuré, le capital reste la propriété de l’assureur en charge de la rente. Les héritiers ne perçoivent rien. Pour les couples, une réversion peut en revanche être prévue. Ainsi, au décès du titulaire de la rente, c’est le conjoint qui récupère tout ou partie des versements jusqu’à son propre décès. Ce défaut a par ailleurs son corollaire positif : en cas de durée de vie exceptionnelle, l’assureur continuera de payer la rente même après épuisement de votre épargne.Il est possible de souscrire une rente immédiate mais plusieurs enveloppes d’épargne proposent par ailleurs une sortie en rente viagère. C’est notamment le cas du plan d’épargne en actions (PEA) après huit ans. Vous ne paierez aucun impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % sont dus. D’abord sur les gains, lors de la conversion du capital en rente. Puis sur les arrérages, sur une fraction de la somme perçue, fonction de l’âge de mise en place de la rente (de 70 % avant 50 ans à 30 % à partir de 70 ans).

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