Immobilier : ces villes où les acheteurs peuvent s’offrir des surfaces plus grandes qu’il y a 8 ans

Paris, Toulouse, Lille, Strasbourg, Metz, Grenoble, Rennes… Dans ces villes, les prix de l’immobilier explosent depuis 2012. Cela n’empêche pas les acheteurs de pouvoir y financer des biens autant, voire plus spacieux qu’avant.Vendeurs à Paris, Metz, Toulouse, Brest ou Lille, vous êtes doublement chanceux. Non seulement la valeur de votre logement a flambé en huit ans. Mais en plus, les acheteurs sont globalement plus riches, et peuvent s’offrir beaucoup plus de mètres carrés qu’avant ! C’est en tout cas ce que révèle l’Observatoire Crédit Logement/CSA dans une étude publiée en juin. Celle-ci compare la capacité de financement des acheteurs dans les grandes villes sur une période longue. “Nous avons pris comme point de repère 2012, année où le dispositif du Prêt à Taux Zéro a été abandonné pour l’immobilier ancien. Nous pouvons considérer qu’il s’agit du point de départ d’un marché quasiment sans aides de l’Etat”, nous présente Michel Mouillart, économiste pour l’Observatoire.Prenons des exemples concrets d’évolution ville par ville. A Paris, les prix ont grimpé de 25% depuis 2012. Pourtant, les acheteurs que vous rencontrerez en 2020 dans la capitale auront la capacité de financer des appartements en moyenne 5 mètres carrés plus grands. Même paradoxe à Toulouse, où les prix sont montés de 27% en huit ans. Cela n’empêche absolument pas les acheteurs locaux de pouvoir s’offrir 4 mètres carrés de plus que leurs “aînés” de 2012. Au final, l’Observatoire constate que la capacité de financement des acheteurs a largement progressé dans la plupart des villes de plus de 100.000 habitants.>> A lire aussi - Immobilier : quel pouvoir d'achat avez-vous gagné, ou perdu, dans les grandes villes depuis 20 ans ?Hausses des capacités dans la plupart des villesTrois raisons expliquent ces résultats. D’abord, il faut observer une chute drastique des taux de crédits depuis huit ans. En décembre 2012, les prêts étaient accordés en moyenne à 3,21%, contre 1,29% en juin 2020, d’après l’Observatoire. A revenus égaux, les emprunteurs de 2020 bénéficient dès le départ des capacités d’emprunt plus élevées que leurs aînés.Ensuite, dans plusieurs grandes villes, les capacités financières des acheteurs ont évolué. “Grâce aux informations sur les capacités des acheteurs, on voit bien les évolutions sociologiques et économiques de certaines villes”, souligne le professeur d’économie Michel Mouillart. Le spécialiste du logement, qui compile les données de l’Observatoire, cite en exemple les villes de Paris, du Havre et de Strasbourg. Ces municipalités, souligne l’universitaire, attirent désormais des populations aux capacités d’achat bien plus fortes qu’en 2012. Ce qui leur permet d’acquérir des biens plus spacieux que ne pouvaient l’imaginer leurs prédécesseurs.Enfin, dernier paramètre à prendre en compte : les évolutions de prix. Certaines municipalités telles que Perpignan, Amiens, Toulon, Nîmes ou Saint-Etienne, ont vu leurs prix stagner voire baisser depuis 2012. C’est donc sans surprise que dans ces villes, les acquéreurs peuvent financer davantage de mètres carrés que par le passé. A Perpignan, les acheteurs ont ainsi gagné 26 mètres carrés de capacité d’achat par rapport à 2012. A Nîmes également, ils sont en position de financer 20 mètres carrés supplémentaires. Le gain atteint 16 mètres carrés à Amiens, ou encore 19 mètres carrés à Toulon.A l’inverse, les villes ayant connu les hausses de prix les plus fortes - Lyon, Bordeaux, Nantes, etc - sont souvent celles où les acheteurs ont le plus de mal à acquérir la même surface qu’en 2012. A Lyon, les acquéreurs ont ainsi perdu en moyenne 17 mètres carrés de capacité d’achat depuis 2012. Malgré “l’effet LGV” et l’arrivée de population à fort pouvoir d’achat, les capacités de financement ont également diminué de plus de 7 mètres carrés en moyenne à Bordeaux, et 4 mètres carrés à Nantes.

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Source : www.capital.fr
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