Le confinement a dopé l'immobilier au Pays Basque

Depuis la fin du confinement, les agences immobilières ont repris leur activité à plein régime. Les acheteurs ont de nouvelles demandes comme des logements plus grands avec jardin et des résidences principales pour se mettre au télétravail. Un effet Covid évident qui pourrait bien s'accentuer.Après 2 mois de confinement, le marché de l'immobilier est reparti de plus belle sur la côte basque © Radio France - Nathalie BagdassarianPas de crise dans l’immobilier. Les affaires ont repris aussi fort qu’avant le confinement et même, mieux. L'épidémie de Covid 19 a amené de nouveaux acheteurs avec des envies d’espace, de verdure et de télétravail.Dix acheteurs pour un vendeurLa demande était déjà très forte avant l'épidémie."L' offre est largement insuffisante, nous avons environ dix acheteurs pour un vendeur sur la côte et depuis le déconfinement la demande est aussi forte sinon plus" observe Vincent Poulou, agent immobilier à Saint-Jean-de-Luz et président de la FNAIM 64 (Fédération Nationale de l'Immobilier).Vincent Poulou, président de la FNAIM 64 © Radio France - Nathalie Bagdassarian" Dans les villages, il y a de la demande d'acheteurs de Paris qui cherchent de l'espace après le confinement".Les demandes ont exploséDurant les deux mois du confinement, "tout s ‘est arrêté" mais la reprise a été très rapide dans l’agence  de Jean-Paul  Sainsevin à Anglet, "le nombre de contacts reçus par mail et de messages téléphoniques sur le répondeur de l'agence a explosé dés l'annonce du déconfinement par le Premier ministre. _Nous avons des acheteurs qui ont de nouveaux besoins comme de plus grands logements avec des jardins, terrasses ou balcons_".   Habiter au Pays Basque pour y télétravaillerDaniel Hiribarren, le fondateur du groupe Carmen Immobilier a lui aussi enregistré des demandes pour des logements plus vastes et entourés de jardin, "ce sont des gens qui ont  vécu le confinement dans des logements sans extérieur et il y a aussi quelques demandes de résidences pour venir s'établir sur la côte basque et y faire du télétravail, quelques demandes, il faut voir si cela se confirme mais jusqu'à maintenant je n'en avais pas eues".ReportageLe télétravail, l’idée est séduisante mais pas à n’importe quel prix estime Beñat Etchebest. Il a fondé et préside l’association "Etxalde" dont l’objectif est surtout de constituer un parc commun de logements pour répondre aux besoins de tous les  habitants. "Quand ils achètent un bien à 10 000 euros le mètre carré, ils vont exclure huit personnes qui auraient pu construire à 1200 euros du mètre carré. Donc l'augmentation des prix sur la côte, obligent la population à aller vers l'intérieur des terres avec des surcoûts de vie quotidienne, donc la vie devient plus compliquée et cela entraîne une paupérisation de la population.Les prix pour l’instant n’ont ni baissé, ni augmenté. Ils étaient déjà très élevés avant le confinement. De 4 000 à 13 000 euros le mètre carré à Saint-Jean-de-Luz, idem à Biarritz et Anglet est en train de les rejoindre notamment sur le quartier Chiberta. 

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