En 10 ans, le pouvoir d’achat immobilier des propriétaires de maison a flambé

En une décennie, le pouvoir d’achat des propriétaires d’appartement a reculé pendant que celui des détenteurs de maison bondissait.
  Que vous possédiez un appartement ou une maison anciens en France, votre pouvoir d’achat immobilier n’a ni augmenté ni baissé en un an. C’est ce qui ressort du bilan dressé par les notaires de France. La baisse exceptionnelle des taux de crédit immobilier n’a donc fait que compenser la hausse des prix de l’immobilier.  
Ainsi, vous pouvez, aujourd’hui en moyenne à travers la France, acquérir un appartement de 56 m² en remboursant 800 euros par mois sur 20 ans à un taux de 1,27% (soit un budget de 160.000 euros sans apport). Un nombre qui grimpe à 154 m² pour les maisons en remboursant 1300 euros par mois sur 20 ans au même taux (soit un budget de 260.000 euros sans apport).
Mais puisqu’il ne s’agit que de valeurs moyennes, il se peut que le pouvoir d’achat immobilier augmente pour certaines villes. Pour les appartements, c’est le cas notamment de Reims (+4 m² sur un an à 80 m²), de Lille (+1 m² à 51 m²), de Marseille (+1 m² à 68 m²) ou encore du Havre (+1 m² à 93 m²). Côté maisons, il a progressé dans les agglomérations dijonnaise Dijon (+2 m² à 116 m²), rennaise (+2 m² à 90 m²) ou encore niçoise (+2 m² à 63 m²).
À l’inverse, la surface habitable peut reculer pour d’autres villes. Pour les appartements, elle a ainsi baissé à Saint-Étienne (- 9 m² sur un an à 171 m²), à Nantes (- 4 m² à 51 m²), à Lyon (- 3 m² à 37 m²) ou encore à Paris (-1 m²) où vous ne pouvez vous offrir qu’un tout petit studio de 16 m². Côté maisons, c’est le cas dans les agglomérations stéphanoise (-6 m² à 147 m²), nantaise (- 4 m² à 89 m²) ou encore francilienne (- 3 m² à 61 m²). Si, parmi les gagnants, c’est assez partagé entre grandes et moyennes villes, en revanche, côté perdants, les habitants des métropoles sont les plus pénalisés. Et notamment ceux résidant sur la côte ouest de la France.
 
Seulement 7% d’acquéreurs franciliens à Bordeaux
Sur 10 ans, le constat est plus mitigé. Les propriétaires d’appartements anciens ont vu leur pouvoir d’achat reculer de 2 m². À l’inverse, il a fortement grimpé (+ 21 m²) pour ceux qui détiennent des maisons anciennes. Sans surprise, les grands perdants sont les villes les plus chères de France (Paris, Bordeaux, Lyon et Nice) mais aussi certaines métropoles de l’Ouest. L’explication? Bordeaux, Nantes, Rennes ou encore Toulouse font partie des villes où les prix des appartements et/ou des maisons ont le plus grimpé sur un an.
 
C’est la rançon de la gloire! Outre leur qualité de vie, certaines villes ont pu profiter (ou profitent) du fameux «effet TGV». Ce fut le cas de Bordeaux (distante de 2 heures de Paris contre plus de 3 heures auparavant) où, après avoir flambé, les prix se calment désormais (+1,5% sur un an). La préfecture de la Gironde reste toutefois la ville de province la plus chère avec Lyon.
Située à moins d’1h30 de Paris (contre 2 heures jusque-là), Rennes a pris le relais de Bordeaux. Les prix de l’immobilier flambent ainsi de près de 8% sur un an (à 2750 euros le m²). La faute des Parisiens au pouvoir d’achat élevé ? «Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, la part des Franciliens, parmi les propriétaires à Bordeaux et à Rennes, reste très faible: environ 7%», soulignent Frédéric Violeau et Thierry Delesalle, membres de l’Institut notarial de droit immobilier. Un chiffre qui pourrait clore la polémique autour des Parisiens jugés responsables de faire flamber les prix de l’immobilier à Bordeaux.

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