Bordeaux érige la tour en bois la plus haute de France

En 2021, la capitale girondine disposera de la plus haute tour en bois de France. Un projet emblématique qui associe la filière bois de la Nouvelle- Aquitaine.
 
Bordeaux, sa Cité du Vin, son Palais Rohan, son fleuve… et sa nouvelle tour en bois. En cours de construction par Eiffage Immobilier,  l'édifice en bois le plus élevé de France sera livré en mai 2021 dans le nouveau quartier Euratlantique, près de la gare Saint-Jean. Il atteindra 57 m de haut et fera partie d'un ensemble mixte de logements, bureaux et commerces.
La tour aurait pu s'appeler « Kapla » tant son déséquilibre gracieux dessiné par Jean-Paul Viguier peut rappeler ce célèbre jeu de construction. Mais ses concepteurs lui ont préféré le nom de « Hypérion », en référence au séquoia le plus haut du monde.
 
Primée lors de deux concours régionaux, elle permettra de valoriser les avantages de la  construction en bois . « Hypérion réduit de 45 % les émissions de carbone à produit équivalent traditionnel », affirme Philippe Plaza, directeur général d'Eiffage Immobilier. Un argument qui pourrait permettre au bois, matériau renouvelable qui capte du CO2, de trouver sa place dans l'industrie immobilière française. Filière d'excellence Un paradoxe pourtant : la France importe majoritairement son bois des filières norvégiennes ou d'Europe centrale, bien plus compétitives, alors qu'elle dispose de la ressource suffisante avec l'une des plus grandes forêts d'Europe. Eiffage a cependant réussi à se fournir uniquement en Nouvelle-Aquitaine pour ce projet, en coopérant avec la société Piveteau. « Avec l'accroissement de la demande, il est possible de structurer une filière française d'excellence qui répondra aux besoins de notre marché et sera en mesure de conquérir celui de nos voisins européens », estime Guillaume Poitrinal, co-président de Woodeum, assistant maître d'ouvrage de la tour Hypérion.
Le coût de construction en bois reste toutefois un frein. « Selon la nature des ouvrages et leur architecture, nos premiers retours d'expérience positionnent de tels ouvrages de hauteur avec un surcoût de 10 à 15 % », explique Philippe Plaza. Sur un marché immobilier tendu avec des prix de vente élevés, il est possible d'absorber cette majoration, selon plusieurs professionnels. Mais ce serait plus compliqué sur les marchés moins dynamiques.

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Source : www.lesechos.fr
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