Les taux immobiliers sont remontés en septembre

Le mois dernier, les taux immobiliers ont connu leur première hausse depuis près d'un an. En septembre, ils s'établissent à 1,18% en moyenne contre 1,17% le mois précédent.
A-t-on atteint cet été un creux historique ? S'ils restent à un niveau extrêmement bas, les taux de crédit immobilier repartent doucement à la hausse. L'observatoire CSA Crédit Logement constate, en effet, que le taux moyen des crédits immobiliers est passé à 1,18% en septembre contre 1,17% en août.
Dans le détail, le taux sur 15 ans était de 0,92% le mois dernier, celui sur 20 ans de 1,08% et celui sur 25 ans de 1,33%. Ainsi, le taux sur 15 ans est remonté par rapport au moins d'août où il atteignait 0,96% et sur 25 ans (1,34%). Mais sur 20 ans, les emprunteurs restent gagnants avec un taux moyen à 1,13%. Une hausse avant de baisser à nouveau ? Il est important de rappeler que ce n'est pas la première fois que les taux connaissent un sursaut à la hausse avant de finalement poursuivre leur repli. Ainsi, le taux moyen était de 1,43% en octobre 2018. Il a connu une légère hausse à 1,44% en novembre, pour finalement baisser à 1,43 en décembre 2018. D'ailleurs, l'Observatoire CSA Crédit Logement constate que les taux s'établissent à 1,13% au 11 octobre 2019. Les taux pourraient donc connaitre un nouveau repli ce mois-ci.
 
Néanmoins, début octobre, Vousfinancer prévenait que les conditions d'obtention des crédits immobiliers se durcissaient. Ainsi certaines banques ont décidé de focaliser les baisses sur la clientèle la plus "haut-de-gamme", les meilleurs profils. Ceux qui détiennent de gros revenus et de gros apports personnels. L'une d'entre elles a même choisi de remonter de 1% l'un de ses taux pour les profils dits "standard". Une autre banque a décidé d'arrêter de financer les prêts sans apport personnel jusqu'à nouvel ordre. Et deux ou trois établissements régionaux ont décidé de ne plus prendre les dossiers apportés par des courtiers. Les banques arrivent au bout des objectifs de production de crédits qu'elles s'étaient fixées et avec des niveaux de marge aussi bas, elles n'ont pas forcément envie d'en faire plus que prévu.

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