Immobilier : dans quelles villes compte-t-on le plus de propriétaires ?

En France, on estime à 58% la part des ménages qui sont propriétaires de leur logement. Seulement, cette moyenne dissimule d’énormes disparités, selon les régions. Et, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le facteur prix n’est pas le principal déterminant. La France compte environ 58% de propriétaires occupants, l’un des plus faibles taux en Europe. Si cette part a nettement progressé au cours des 50 dernières années (elle n’était que de 43% en 1968), elle stagne depuis 10 ans, malgré les politiques publiques mises en oeuvre en matière de logement et le contexte de forte baisse des taux d’emprunt. Cette moyenne nationale dissimule par ailleurs d’importantes disparités, selon les régions. D’après une étude du cabinet CM Analytics, pour le compte du courtier Vousfinancer et l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), le taux de propriétaires grimpe par exemple à 66% en Bretagne, contre seulement 47% en Ile-de-France. En Vendée, il s’élève même à 72%, soit 39 points de plus qu’à Paris. Le taux médian pour les quelque 35.000 communes françaises s’élève à 80%.
La tension immobilière serait l’un des premiers déterminants du taux de propriétaire. Là où la demande de logements outrepasse largement l’offre, en zone A (agglomération de Paris, Côte d’Azur, Genevois français, etc.), on ne compte par exemple que 46% de propriétaires occupants en moyenne. Les propriétaires sont ainsi beaucoup plus nombreux là où le marché est moins tendu : 53% en zone B (certaines grandes agglomérations et villes moyennes) et 72% en zone C (zone rurale). Il serait ensuite tentant d’aller chercher une explication à ces écarts du côté des prix immobiliers. Mais, comme le révèle l’étude, si les prix ont évidemment un impact sur la part de propriétaires, ils n’expliquent pas tout.
 
En témoignent les analyses de CM Analytics sur les 50 premières villes françaises, où moins de la moitié des ménages se trouvent être propriétaires de leur résidence principale, alors que les prix varient du simple au quintuple… Pour exemple, les prix oscillent entre 8.000 et 10.000 euros le mètre carré, en moyenne, à Paris et Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Pourtant, le taux de propriétaires n’est que de 33% dans la capitale, alors qu’il approche les 45% à quelques kilomètres seulement, dans la ville de première couronne. Autre exemple : Nice compte 47,1% de propriétaires occupants. C’est quasiment 13 points de plus qu’à Bordeaux (31,8%), où les prix au mètre carré ne sont pourtant que 8% plus chers (4.414 euros contre 4.092 euros, en moyenne).
 
D’après l’étude, outre la tension du marché, de multiples indicateurs complémentaires permettent de comprendre ces contrastes. Les principaux déterminants du taux de propriétaires dans les grandes villes seraient, entre-autres, la proportion de maisons individuelles, l’âge de la population, la composition des familles, le niveau de revenu, le taux de chômage et le poids de la population étudiante. Une forte part de logements collectifs induit, a priori, un plus fort taux de propriétaires. Idem si l’âge moyen de la population est élevé. En revanche, une forte part d’étudiants et un parc HLM important ont tendance à réduire le taux de propriétaires.
  C’est par exemple le cas à Angers, qui compte seulement 32% de propriétaires, malgré une tension relative (zone B1) et des prix abordables (1.975 euros / mètre carré en moyenne, pour un appartement). Le poids du parc HLM y est important (30% des ménages y sont logés), tout comme celui de la population étudiante (48%). Au final, au sein des 50 plus grandes villes françaises, c’est à Tourcoing et Colombes (Hauts-de-Seine) qu’on trouve la plus forte proportion de propriétaires (48%), devant Nice (47%), Toulon, Le Mans et Dunkerque (46%). Retrouvez sur cette carte le détail des taux de propriétaires et leurs déterminants, dans les 20 plus grandes villes.  

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Source : www.capital.fr
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