Immobilier : Biarritz talonne certains quartiers parisiens

Le prix de vente moyen à Biarritz d’un appartement neuf avec parking avoisine aujourd’hui les 8 000 €/m². En cinq ans, les prix ont augmenté de plus de 50 %. Du jamais-vu. Dans le neuf, à surface habitable équivalente, il est dorénavant plus cher d’acheter à Biarritz que dans certains arrondissements parisiens. Un appartement dans le quartier Milady face à la mer coûte autant qu’un logement dans le 15e arrondissement parisien avec vue sur la tour Eiffel.
 
Dans l’ancien, sans atteindre des niveaux comparables, les prix sont eux aussi en forte hausse. Pour les appartements, les notaires relèvent des prix oscillant dans une fourchette comprise entre 4 500 €/ m² et 7 000 €/m², en augmentation de 23 % sur cinq ans.
Du côté de Miramar ou de la Côte des Basques, il faut même plutôt compter entre 8 000 €/ m² et 12 000 €/m² pour acquérir un studio ou un T2, voire au-delà pour un bien d’exception, à l’instar de ce duplex de 157 m², dans l’hôtel particulier Belle Époque face à la Grande-Plage, actuellement mis en vente par l’agence DPP Real Estate à 2,35 M €. « Un bel appartement acheté 800 000 € en 2013 peut aujourd’hui se revendre à 1,2 M€ », témoigne Lionel Olaizola, à la tête, avec son frère Michaël, de l’agence immobilière Olaizola, spécialisée dans la transaction immobilière de luxe et de standing à Biarritz et sur la côte basco-landaise. Des biens parfois surestimés Cette folie des prix tient avant tout au profil des acquéreurs, car Biarritz attire une clientèle étrangère et des seniors aisés à la recherche d’une résidence secondaire ainsi que des investisseurs en quête d’un bon rendement locatif saisonnier de type Airbnb. Du même coup, ce sont les petits appartements situés à proximité des plages qui suscitent le plus d’intérêt.
« En général, dans l’immobilier, le luxe est une question de prestations et de qualité du bâti, poursuit Lionel Olaizola. À Biarritz, c’est simple, le luxe se résume d’abord à l’emplacement et à la vue sur mer. »
 
L’engouement pour le haut de gamme et la hausse des prix qui en découle se répercutent sur l’ensemble du marché en donnant l’impression qu’aujourd’hui tout se vend et à n’importe quel prix. Pour Marylis Labèque, de Tout l’immobilier : « Nous sommes dans une phase où de plus en plus de vendeurs ont tendance à surestimer leur bien, sans tenir compte de son emplacement, des nuisances éventuelles ou de son état général, Les agents immobiliers sont en principe des régulateurs de marché, mais nous avons malheureusement de plus en plus de difficultés à être entendus. » 

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Source : www.sudouest.fr
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