Les tendances de la #Proptech à suivre en 2019

SPAAS : LES RETOURS DES COCOS DANS L’IMMOBILIER Colocation, coworking, coliving… Les espaces sont de plus en plus partagés. Et les modèles de business ont évolué. On parle maintenant de « Space as a Service » : on commercialise l’immobilier comme un service. The We Company (le nouveau nom de la holding de WeWork) est l’un des pionniers, tant avec WeLive qu’avec WeWork, a avoir pensé l’immobilier ainsi. On ne vend plus des mètres carrés pour un temps déterminé à un prix à déterminer, mais un lieu avec des espaces partagés, des services partagés, et potentiellement des espaces privés, pour un prix mensuel fixé à l’avance. On fait vivre les lieux autrement et on vend autant l’immobilier que l’expérience qui va avec et la communauté qui l’entoure.
Tout a commencé avec la colocation. Ce sont les particuliers qui se sont organisés quasiment eux-mêmes. Et des entreprises ont vu le jour ensuite pour leur offrir des services. Aujourd’hui, de simples plateformes de colocation lèvent 30 millions de dollars via des acteurs de la Silicon Valley. Cela prouve que c’est devenu une norme. Les salariés représentent maintenant quasiment 50% des colocataires dans la capitale française.
Le palier d’après, c’est le coliving. Il s’agit de colocation, mais louée avec du service en plus. Le modèle est en train de faire des émules, notamment The Collective, qui s’installe à New York pour concurrencer WeLive, ou encore Cohabs, qui comptera 21 lieux de coliving à Bruxelles d’ici la fin de l’année. Encore plus fou, Medici, une entreprise berlinoise, vient de lever 1 milliard de dollars pour créer des espaces de coliving dans les plus grandes villes européennes. Les lieux se multiplient et les initiatives aussi. On est à l’aube de l’avènement du coliving. L’apogée sera dans quelques années, quand de nombreux espaces fermeront, comme c’est le cas pour le coworking aujourd’hui, ne laissant que les meilleurs concepts (et les plus financés) consolider leurs places sur le marché.
Derrière ces levées de fonds impressionnantes, il y a un élément important à comprendre. En louant les espaces comme des services, les nouveaux orpailleurs de l’immobilier seront (ou sont déjà) capables d’agréger et d’exploiter les données d’utilisation des lieux. Ils connaissent alors les besoins, et les envies des locataires. Demain, ils pourront leur vendre plus de services, plus personnalisés, directement chez eux.
Notamment avec l’explosion de l’IoT, des smart bâtiments et des smart homes. LE FUTUR DU BÂTIMENT SERA TECHNOÉCOLOGIQUE, ET PERSONNALISÉ Les promoteurs immobiliers testent leurs idées en grandeur nature : des jardins, des salles de sport ou encore des chambres d’hôtes partagées. Tout ça prend du temps, entre l’idée et l’aménagement des futurs occupants dans les logements. On a bien Katerra, financé à hauteur de 1,2 milliard de dollars, qui veut réduire ce temps en automatisant la construction et en généralisant celle offsite, mais il faudra quand même compter avec les retours des habitants. Habx veut résoudre ce problème en intégrant les particuliers directement dans la phase de conception de leur logement et des espaces partagés. Ils ont levé 10 millions en février dernier. Ça peut faciliter la prise en main des lieux ensuite. Quoi qu’il en soit, il y a encore des écarts entre la théorie et la pratique, et la gestion de la copropriété s’avère souvent plus compliquée avec les espaces partagés. Les solutions viendront de la maîtrise des coûts (car le point est souvent essentiellement financier).
Et là-dessus, les objets connectés amènent un début de solution. Le CES (le salon incontournable de Las Vegas) a fait la part belle aux smart homes, aux smart bâtiments et à la smart city. Avec l’IoT (Internet of Things), on sera demain capable de gérer les incidents différemment : des capteurs sur les ascenseurs ou les tuyaux d’eau optimiseront la maintenance, les espaces partagés se réserveront simplement et chacun paiera selon son utilisation de manière automatique. Maintenant, il faut tout connecter et s’assurer que ça tiendra dans le temps. De nombreuses questions se posent sur la responsabilité de chacun : qui paie la maintenance des équipements? Que se passe-t-il si le système est défaillant un jour, une semaine? À qui appartient la donnée générée par le bâtiment? Par le logement particulier? Et quelles seront les normes demandées demain par la ville pour se connecter à elle?
Il faudra répondre à ces questions avant de pouvoir vendre des biens immobiliers connectés aux particuliers et pouvoir leur apporter (leur vendre en réalité) des services supplémentaires directement dans leurs biens. On va donc observer les initiatives, et leur financement, avant de voir des biens qui s’autogéreront pour le plus grand plaisir de leurs propriétaires.
 

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Source : immo2.pro
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