Location meublée : quelles possibilités d’amortissement ?  

Oui. Les revenus tirés de la location d’un logement meublé sont imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). L’option pour le régime réel donne la possibilité d’amortir un meublé, quelle que soit l’origine de sa propriété : donation, héritage, achat, etc. L’amortissement vous permet de déduire de vos loyers une charge correspondant à la perte de valeur de l’immeuble liée à son utilisation (voir LPI n° 358, p. 32). Le bien est alors divisé en « composants » représentant chacun un élément de la construction. « Il existe quatre composants amortissables : le gros œuvre, l’ensemble façade-toiture-étanchéité, les équipements (ascenseur, chauffage…) et l’agencement intérieur (plomberie, électricité…) », indique Jean-Claude Armand, expert-comptable à Paris. « La valeur du terrain sur lequel est édifié le bien n’est pas amortissable », poursuit-il. Chaque composant est amortissable sur une durée différente et pour un montant déterminé. Le gros œuvre, par exemple, est amorti sur 50 ans et équivaut à la moitié de la valeur de l’immeuble. L’agencement intérieur s’amortit sur 12 ans seulement et représente entre 15 et 20 % du prix du bien. « Ces répartitions sont données à titre indicatif. Elles peuvent varier en fonction de la localisation du bien ou s’il s’agit d’un immeuble neuf ou ancien », précise Jean-Claude Armand. Les clés de répartition diffèrent aussi selon qu’il est question d’un appartement ou bien d’une maison individuelle. L’amortissement non déductible sur un exercice peut être déduit du résultat des suivants, et reporté sans limitation de durée (art. 39 C du code général des impôts).•

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