Logement: non, les jeunes ne restent pas chez leurs parents par plaisir

La minorité des jeunes de 18-30 ans qui vivent toujours chez leurs parents y restent notamment pour des raisons économiques. Si près de six jeunes sur dix (58%) vivent dans un logement "autonome", 28% des 18-30 ans n'ont jamais quitté le giron familial et 13% ont été contraints de revenir vivre chez leurs parents alors qu'ils étaient partis, d'après le baromètre* sur la jeunesse 2018 de la Direction de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA). Soit 41% de jeunes qui résident, au moins principalement, chez leurs parents.
Parmi ceux qui ne sont jamais partis, les deux tiers (66%) y ont pourtant songé mais ont dû y renoncer faute d'emploi (32%) ou de ressources financières suffisantes (40%). Seuls 7% des jeunes qui vivent chez leurs parents et qui ont déjà envisagé de partir déclarent que rien ne les en empêche. Le profil des vrais "Tanguy", du nom du film éponyme sorti en 2001, est donc rare. "La cohabitation comme une contrainte" Les 13% de jeunes qui ont habité dans un logement autonome par le passé avant de retourner dans le domicile parental sont revenus vivre chez leurs parents le plus souvent à la fin d'une année scolaire ou d'études (32%), après une séparation amoureuse (24%) ou en raison de difficultés financières (22%) ou après avoir perdu son emploi (14%).
"La cohabitation avec les parents est souvent vécue comme une contrainte, à la fois par le jeune et par les parents", note l'étude.
Au premier rang des raisons qui poussent à quitter la maison des parents : vivre avec son partenaire (28%), pour les études (27%), pour avoir son indépendance (25%) ou pour un emploi (15%).

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