Les (mauvaises) surprises de la pierre atypique...

Résidences services, investissement hôtelier, parkings... Les alternatives à l'immobilier classique ne manquent pas. Risqué. A côté de l'immobilier locatif classique, les investissements "atypiques" trouvent parfois grâce aux yeux d'épargnants en manque d'idées. Présentés comme des bons coups, ces investissements peuvent réserver de mauvaises surprises. 
C'est souvent le cas des maisons de retraite, dont la rentabilité serait "garantie par le vieillissement de la population". L'argument fait mouche. Alors qu'il existe déjà plus de 1 100 "établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes", ou Ehpad privés en France, proposant plus de 90 000 lits, et près de 300 résidences sénior traditionnelles comprenant plus de 24 000 logements, 130 nouveaux établissements de ce type devraient voir le jour avant la fin de 2018, selon une étude publiée l'an dernier par l'agence CBRE. Pour les investisseurs, le prix élevé à l'achat et le haut niveau de charges de ces biens hypothèquent néanmoins leur rentabilité.
 
Achetés neufs à des prix plus élevés que les logements anciens environnants, ils se revendent avec des décotes importantes, quand ils trouvent preneur. A titre d'exemple, un deux-pièces de 50 m2 dans la résidence Les Hespérides à Neuilly-sur-Seine se revend aujourd'hui à 305 000 €, dont 260 000 € pour le vendeur (5 200 € le mètre carré), soit de 35 à 45% moins cher que le prix moyen dans la commune (9 500 € le mètre carré). Il faut dire que les charges sont prohibitives : comptez 1 250 € par mois pour ce deux-pièces, ou 850 € par mois pour un studio de 30 m2. Résultat, les investisseurs ont du mal à trouver des locataires, à rentabiliser leurs biens, et à les revendre. 
  Gare aux fausses bonnes idées L'investissement hôtelier redevient aussi à la mode, surfant sur l'idée qu'on loue plus cher une chambre d'hôtel qu'une chambre de bonne. Mais, là aussi, la prudence est de mise. Créé en 2000, Maranatha, qui se présentait comme le "5e groupe hôtelier français" avec "une collection de 60 hôtels", proposait ainsi aux épargnants des obligations ou des actions de son groupe en leur faisant miroiter "une rentabilité annuelle comprise entre 6 et 8%". Il aurait ainsi collecté plus de 300 millions d'euros avant de couler l'an dernier, sur fond de comptabilité douteuse. Dans le même registre, la société Arkéon Finance proposait un investissement défiscalisé dans un "panier hôtelier 2015", consistant à apporter des fonds au groupe Machefert détenant "Les hôtels de Paris". Mais les promesses se sont envolées, comme leur argent, en quelques tours de passe-passe comptables : "un investissement initial de 1 000 € en juillet 2014 vaut aujourd'hui 66 €, soit 94% de perte de valeur, alors même que les sociétés n'ont connu aucune activité", dénonce maître Nicolas Lecoq-Vallon, qui a porté plainte pour escroquerie au nom des épargnants trompés. 
 
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