Comment fonctionne le prélèvement à la source pour le Pinel ?

L'entrée en vigueur du prélèvement à la source le 1er janvier 2019 va modifier la façon dont les investisseurs en Pinel vont récupérer leur avantage fiscal. Le taux du prélèvement à la source est en effet calculé hors crédit d'impôt par le fisc. Le contribuable sera donc prélevé de ses impôts chaque mois, avant de récupérer un premier acompte de 60% le 15 janvier, puis le solde en septembre.
A l'origine, les investisseurs en Pinel ne devaient pas bénéficier de ce dispositif, initialement prévu pour les crédits d'impôt pour l'emploi à domicile. Mais l'exécutif a changé d'avis pour l'étendre aux réductions d'impôt en faveur de l'investissement locatif (Pinel, Duflot, Scellier...) ainsi qu'aux réductions et crédits d'impôts en faveur des dons aux oeuvres, des personnes en difficulté et des cotisations syndicales.
A l'origine, l'acompte versé en janvier devait être de 30%. Mais, jugeant finalement que ce montant était trop faible, le gouvernement a décidé de doubler la somme versée aux contribuables concernés pour le faire passer à 60%. Y compris donc pour les investisseurs en Pinel.
 
Contacté, Bercy précise que "pour bénéficier de l'acompte en janvier 2019, il faut que la réduction ou le crédit d'impôt soit constatée sur la déclaration des revenus 2017 déposée en mai ou juin 2018". Le même décalage sera observé pour les années suivantes. Pour bénéficier de l'acompte en janvier 2020, il faudra donc mentionner avoir investi dans un Pinel dans sa déclaration de revenus qui sera remplie en mai ou juin 2019.
Par ailleurs, en dehors de la déclaration de revenus, il n'y aura aucun moyen de déclarer au fisc un Pinel.
Auparavant, il était courant chez les personnes mensualisées de moduler à la baisse leurs mensualités afin de prendre en compte cet avantage fiscal. Ce ne sera plus possible: le taux de prélèvement à la source ne peut pas être modifié par le contribuable.
En revanche, le fonctionnement du dispositif de défiscalisation Pinel en lui-même, qui a été prolongé par le gouvernement jusqu'en 2021, ne bouge pas. Il existe toujours une année de décalage entre les dépenses prises en compte (acquisition d'un logement neuf, année d'achèvement d'un bien acheté en l'état futur d'achèvement, …) et le début du versement du crédit d'impôt. Les conditions pour pouvoir bénéficier de cet avantage n'ont pas non plus été modifiées. Les logements concernés doivent être situés dans les zones les plus tendues (A, A bis ou B1). Le propriétaire s'engage toujours pour une période de six, neuf ou douze ans avec des loyers plafonnés pour des locataires ne dépassant pas un certain plafond de ressources et se servant du logement comme résidence principale.
 
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