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Vers une baisse de l'immobilier dans les grandes villes ?

Boostées par des taux d'emprunt encore bas, quelques grandes villes françaises, Bordeaux en tête, ont connu une forte augmentation des prix en 2017. Un ralentissement se fait pourtant sentir en ce début d'année, la demande de logements est moins forte et la moitié des villes françaises de plus de 100 000 habitants voit son prix stagner et même baisser parfois, comme à Limoges ou Mulhouse 2017, une année partie sur des records pour l'immobilierSelon les estimations des professionnels du secteur, près d'un million de transactions de logements anciens ont eu lieu en 2017. Les taux d'emprunt sont en effet restés très faibles l'année dernière et un nombre élevé de ménages solvables a donc pu investir. La légère baisse du chomâge a également participé de cette belle année sur le front de l'immobilier.
Certaines villes ont particulièrement profité de ce boom. C'est le cas de Bordeaux qui, bien aidée par la nouvelle ligne de TGV Atlantique, a vu ses prix bondir de 12,7%. Brest a également connu une forte hausse (9,3%), un appartement en résidence moderne avec ascenseur, parking et vue sur la rade se négociant désormais à plus de 3 000€ le m². Lyon se place en troisième position des plus fortes augmentations, avec + 8,5%. La ville a notamment profité de l'afflux de Parisiens et d'investisseurs pratiquant le déficit foncier. Viennent ensuite Lille (+ 7, 8%) suivie de Paris (+ 7,7%) où la barre des 10 000€ le m² est souvent dépassée, Saint-Etienne (+ 6,9%) grâce à la rénovation de plusieurs quartiers, et Amiens (+ 6,3%). Strasbourg, Villeurbanne et Nantes complètent ce top 10 avec des hausses autour de 5%.
Pourtant le plafond de verre des prix de l'immobilier a peut-être été atteint. Certains spécialistes constatent un véritable ralentissement du rythme de progression des ventes de logements depuis l'automne dernier.2018, vers un essoufflement du marché dans de nombreuses grandes villesPlusieurs villes françaises voient en effet leur prix de l'immobilier progresser moins rapidement depuis quelques mois. C'est le cas du Mans par exemple, ou encore de Nîmes et Tours où le ralentissement de l'augmentation des prix fait suite à une année de brusque hausse. D'autres grandes agglomérations comme celles de Lille ou Lyon se stabilisent autour de 8% alors que certaines connaissent un véritable recul. C'est le cas de Besançon, Limoges et Mulhouse où la baisse dépasse les 3%. Même le marché parisien connaît un ralentissement de la hausse annuelle du prix des appartements anciens.
Pourtant une baisse des prix au niveau national est difficilement envisageable, sauf si les taux d'emprunt venaient subitement à augmenter de façon significative. Les taux actuels permettent en effet une capacité d'emprunt de 210 000€, ce qui correspond au prix moyen d'acquisition d'un logement ancien.
De plus certaines villes sont à contre-courant de ce phénomène de ralentissement, comme Nantes dont la demande d'appartements reste très forte (+21% en 2017) alors que l'offre d'appartements a chuté de 34%.

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