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Ces agents immobiliers qui renoncent à leurs commissions

Qui n'a jamais pesté contre le montant de la commission des agents immobiliers lors d'une vente? En 2014, ce sont ainsi 60% des Français qui jugeaient leurs honoraires souvent trop élevés, selon un sondage d'Ipsos pour Orpi. Car avec l'explosion des prix immobiliers, les honoraires se sont eux aussi envolés. En moyenne, ces frais d'agence s'élèvent à 4,87% du prix de vente, d'après les données de Galian, un assureur spécialisé dans les garanties pour les professionnels de l'immobilier.Avec un prix moyen du m2 de 2.522 euros et un prix moyen d'acquisition de 204.000 euros en 2016 selon le réseau Century 21, les honoraires représentent ainsi le prix de près de 4 m2. L'équivalent d'une petite pièce en plus ! De quoi agacer lorsque les services rendus ne sont pas à la hauteur de leur tarification.De nouveaux acteurs de l'immobilier tentent de surfer sur cette vague d'exaspération en promettant… de supprimer la commission au pourcentage pour la remplacer par une prestation au forfait. Lancé en 2010, Immo-neo.com a été l'un des pionniers et propose aujourd'hui un pack à 999 euros comprenant notamment la diffusion de l'annonce, la réalisation des plans du bien, la prise de photos ou encore le suivi des dossiers. "La réalité du travail accompli par un agent immobilier n'est pas du tout représentative des tarifs affichés qui sont illogiquement fondés sur un pourcentage du prix de vente", dénonce Yacine Boundaoui, ancien conseiller chez Orpi et Century 21, qui propose désormais à ses clients vendeurs un forfait maximum de 1.500 euros via sa société, l'Office des opérations immobilières.Aligner les intérêts des vendeurs et des agents"Les consommateurs doivent absolument demander aux agents immobiliers le détail de leur prestation et savoir pourquoi ils paient", rappelle Jean-François Buet, président de la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim). "La vraie question, ce n'est pas le fonctionnement au forfait ou les honoraires en fonction du montant de la vente, c'est la qualité du service et son coût pour le client", tempère-t-il. De fait, les honoraires en pourcentage ont l'avantage d'aligner les intérêts des agents immobiliers sur ceux des vendeurs : obtenir le meilleur prix. En baissant drastiquement les prix de leurs prestations, les nouveaux acteurs sont incités à se rattraper sur le volume, notamment en diminuant l'estimation des prix de vente pour accélérer les transactions.Malgré leur mauvaise réputation, les agents immobiliers classiques ont donc encore leur carte à jouer. En 2015, un sondage Ifop pour Optimhome indiquait que 61% des acheteurs et 71% des vendeurs avaient eu recours au service d'un professionnel de l'immobilier. Et 83% des sondés qui avaient vendu un bien avec l'aide de professionnels au cours des trois années précédentes se déclaraient satisfaits de la prestation de ces derniers. L'agence de quartier a encore de l'avenir, à condition qu'elle adapte ses tarifs au niveau de service.

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